Plantes médicinales et nutrition

Reflux gastrique - plantes médicinales et nutrition

Le reflux gastrique est un problème de plus en plus fréquent à l’heure actuelle. Le reflux est tellement monnaie courante que j’entends souvent dire autour de moi “qui n’a pas de remontées acides de temps en temps ?”. Nous ne sommes pas condamnés à vivre avec le reflux gastrique, et nous ne devons pas le considérer comme une étape normale de notre digestion.

Nous allons discuter dans cet article des causes possibles du reflux, et des solutions provenant des domaines de la nutrition et des plantes médicinales.

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Les causes potentielles du reflux

Lorsqu’un problème de reflux gastro-œsophagien apparait, on a vite tendance à blâmer une sur-acidité de l’estomac. On s’imagine un estomac trop actif, qui tourne en accéléré et secrète trop d’acide chlorhydrique. Par réflexe, on va prendre quelques anti-acides, ce qui va amener un soulagement temporaire. Le lendemain par contre, on doit remettre ça.

Il est évident que toute quantité d’acide rentrant en contact avec la muqueuse fragile de l’œsophage va automatiquement provoquer des brûlures. Si nous annulons une partie des sécrétions gastriques au travers des anti-acides, il est clair que l’on va diminuer les brûlures. Mais le problème n’est pas là, l’estomac a absolument besoin d’un environnement acide. Il faut se poser la vraie question: pourquoi le sphincter œsophagien inférieur laisse-t-il remonter le contenu acide de l’estomac ?

Dans beaucoup de cas à l’heure actuelle, c’est au contraire une sous-activité du système gastro-intestinal qui est à blâmer. La personne est chroniquement stressée. Sous influence de l’adrénaline, le système gastro-intestinal tourne au ralenti. Les organes digestifs primordiaux sont moins bien alimentés. L’estomac ne secrète pas assez d’acide pour engendrer une digestion efficace.

Avec ce manque d’acide, la nourriture stagne dans l’estomac, des bactéries s’installent et ont le temps de produire une grande quantité de gaz (une acidité normale empêche la survie de la plupart des bactéries). Ce gaz comprime le sphincter œsophagien inférieur qui probablement manque lui aussi de tonus (toujours à cause du stress chronique). Si nous ajoutons à ceci une alimentation propice à la création de gaz, nous avons devant nous les conditions idéales pour l’apparition du reflux gastrique. Sous la pression du gaz, et à cause du manque de tonicité, le sphincter va laisser remonter l’acide.

Le médecin Jonathan Wright, dans son livre Why Stomach Acid Is Good for You (“Pourquoi l’acidité de l’estomac est bonne pour vous”) explique que 90% de ses patients souffrant de reflux sont dans des conditions d’hypochlorhydrie (taux d’acide trop bas).

Le meilleur moyen de savoir si votre reflux est effectivement dû à une hypochlorhydrie est de vous faire les tests suivants :

  • Vous faire prescrire un test de mesure d’acidité gastrique par votre docteur. Votre docteur vérifiera probablement aussi si une hernie hiatale n’est pas la cause du reflux.
    • La ph-métrie classique, avec une sonde située dans l’oesophage, n’est pas suffisante pour déterminer si hypoacidité ou hyperacidité. Un test existe dans certains pays permettant l’introduction d’une petite sonde (sans fil) de la taille d’une gélule dans l’estomac. Ce test n’a pas l’air d’exister en France d’après mes recherches.
  • Déterminer si vous avez des brûlures plutôt :
    • Après les repas (hypochlorhydrie)
    • Entre les repas, le ventre vide (hyperchlorhydrie), avec amélioration lorsque absorption de nourriture
  • Faire l’un ou plusieurs des tests suivants.

1. Test du bicarbonate de soude :

  • Faire le test au lever, l’estomac vide ;
  • Dissoudre 1/4 de c-à-café de bicarbonate de soude dans un verre d’eau ;
  • Boire et démarrer un chronomètre ;
  • Arrêter à la première éructation et noter le temps écoulé.

Ceci est à faire pendant 5 jours consécutifs

Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de votre estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Au plus vous avez d’acide, au plus vous aurez une éructation puissante, et au plus elle arrivera rapidement.

En général, une éructation marquée doit se faire dans les 2 premières minutes, et mieux dans la première minute. Si le gaz remonte au delà de 2 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au delà de 5 minutes, une hypochlorhydrie quasi certaine.

2. Test du vinaigre

Prendre une cuillère à café de vinaigre de cidre le ventre vide lorsque tout va bien. Si il y a sensation de brûlure qui persiste dans le temps au niveau de l’estomac, hyperacidité probable. Si il y a une petite brûlure passagère qui s’en va vite ou pas de brûlure du tout, acidité normale ou hypoacidité probable. Si vous avez une oesophagite déclarée, cela va évidemment piquer un peu lorsque le vinaigre descend. Ce que nous recherchons c’est la sensation au niveau de l’estomac, pas au niveau de l’oesophage. Ne pas faire ce test si vous avez une gastrite ou un ulcère.

3. Test à la bétaine HCL

Prendre un comprimé de betaine HCL (exemple chez Biovea) pendant un repas riche en protéines (un steak par exemple) puis rester à l’écoute de la digestion. Si la digestion est bonne ou meilleure que d’habitude, une acidité normale ou hypoacidité doit être suspectée. Si il y a brûlures d’estomac, une hyperacidité doit être suspectée. Attention, ne pas faire ce test si vous prenez des anti-inflammatoires, ou si vous avez un début d’ulcère.

Les anti-acides

Reflux : anti-acides

Un des médicaments traditionnellement utilisé contre le reflux est l’anti-acide. Le plus commun est l’inhibiteur de la pompe à protons, ou IPP. Il va soulager ponctuellement. Par contre, l’estomac a besoin d’un environnement acide pour fonctionner. Dans les cas d’hyperchlorhydrie, ceci peut être justifié. Mais dans les cas d’hypochlorhydrie, cette approche n’est pas la bonne.

Le pepsinogène ne peut être transformé en pepsine que grâce à l’acide chlorhydrique de l’estomac. La pepsine est une des enzymes principales de décomposition des protéines en acides aminés. Si nous créons une sous-acidité, nous créons donc une mauvaise digestion des protéines. Si il y a aussi une inflammation et perméabilité intestinale, ces fragments de protéines mal digérés peuvent devenir des allergène (surexcitation du système immunitaire qui peut par la suite déclencher des allergies diverses ou au long terme des maladies auto-immunes). Une sous-acidité est aussi propice à l’installation de bactéries (Helicobacter pylori par exemple) qui en principe ne peuvent pas survivre dans l’estomac.

Certaines personnes prennent parfois des anti-acides pendant des mois, voire des années. Au plus la prise est longue, au plus il faudra du temps pour se sevrer. Certains nutriments tels le fer, la vitamine B12, le calcium et le zinc sont mal absorbés si l’estomac ne secrète pas assez d’acides. Il faudra donc penser à une supplémentation pour pallier les carences éventuelles dans les cas d’hypochlorhydrie.

Note très importante :

Les IPP ne s’arrêtent pas du jour au lendemain, surtout pour ceux qui en prennent depuis des mois voire des années. Il faut suivre un processus de sevrage très progressif afin de laisser à l’estomac le temps de retrouver son état initial sans « retour de manivelle ». Il n’est pas conseillé, par exemple, d’en prendre 1 jour sur 2, ou 1 jour sur 3.

La stratégie globale

Dans les cas fréquents de reflux du à une déficience du système gastro-intestinal, une approche globale doit inclure les objectifs suivants:

  1. Retonifier le système gastro-intestinal pour une meilleure sécrétion enzymatique et une meilleure activité musculaire des différents sphincters (en particulier le sphincter œsophagien inférieur).
  2. Limiter la formation de gaz due à une alimentation propice à la fermentation et à l’apparition d’une flore déséquilibrée.
  3. Voir si intolérances alimentaires.
  4. Soulager les brûlures et protéger la muqueuse œsophagiennes grâce aux plantes médicinales.

1. Retonifier le système gastro-intestinal

La priorité est de diminuer le stress chronique. Le stress est un sujet bien trop vaste pour l’aborder ici, il fera l’objet d’un prochain article. La boite à outils est diverse, depuis les plantes calmantes pour les nerfs jusqu’au sport, la relaxation, la méditation, le yoga, les massages,etc.

D’une manière ponctuelle, nous pouvons utiliser les plantes pour augmenter le tonus musculaire des organes digestifs ainsi que les sécrétions digestives. Notons encore ici la différence entre la manière de penser classique qui dit qu’une hyperacidité gastrique (c’est à dire un excès de fonction) est à corriger, et la manière de pensée présentée ci-dessus qui au contraire postule qu’une déficience digestive est à la source du problème.

Reflux : les amères

A. Les plantes amères sont les toniques digestifs par excellence. Elles doivent être utilisées à faibles doses, disons 30 gouttes de teinture de plante diluées dans un peu d’eau 15 minutes avant chaque repas, pour s’assurer que le repas va démarrer dans des conditions optimales.

Le choix de la plante amère dépendra de l’image d’ensemble de la personne et de ses déséquilibres. Nous mentionnerons ici quelques plantes amères classiques:

  • La racine de gentiane (Gentiana spp.)
  • La centaurée (Centaurea spp.)
  • La feuille d’artichaut (Cynara scolymus)
  • L’andrographis (Andrographis paniculata), la “reine des amères” en médecine ayurvédique

B. Certaines plantes tonifiantes du foie et de la vésicule biliaire vont beaucoup aider à la sécrétion des sucs digestifs. La feuille d’artichaut (Cynara scolymus) ainsi que le radis noir (Raphanus sativus) aident la vésicule biliaire ainsi que le pancréas à sécréter la bonne quantité de sucs digestifs (amylases, protéases, lipases). Ces deux plantes peuvent être mélangées sous forme de teinture ou autre extrait et mélangé avec la plante amère choisie dans un peu d’eau, 15 minutes avant chaque repas.

C. Un complément alimentaire contenant des enzymes digestives (amylases, lipases, protéases) d’origine végétale (papaye, etc) pourra aussi être très utile, au moins pendant quelques semaines afin de rétablir un certain équilibre. Les compléments en HCL (de type chlorure de bétaine) + pepsine peuvent aussi remplacer les amères si les amères ne suffisent pas à stimuler suffisamment la production d’acides.

D. Eviter de boire juste avant, pendant et après le repas pendant la digestion. Les liquides diluent les sucs gastriques et limitent leur efficacité.

2. Limiter la formation de gaz

La formation de gaz dans l’estomac crée une pression sur le sphincter œsophagien inférieur qui peut être à la source du manque de tonicité du muscle.

  • La première étape consiste à modifier son alimentation pendant une période de plusieurs semaines afin de donner un peu de répit au système gastro-intestinal pour qu’il rétablisse un équilibre.
    • Certains aliments riches en fibres et carbohydrates sont souvent responsables du ballonnement, car ils constituent une source de nourriture privilégiée pour les bactéries du système digestif. La liste des aliments peut varier d’une personne à l’autre. En général, on diminue l’apport en céréales, haricots secs (et autres légumineuses), choux, navets, pommes de terre, le lait chez certains, les fruits secs, etc ;
    • La taille des repas, en particulier celui du soir doit être diminuée, avec une petite sensation de faim restante à la fin du repas ;
    • La constitution des repas, en particulier celui du soir, doit privilégier les aliments faciles à digérer et qui produisent un minimum de gaz, comme les concombres, les carottes, la salade verte, les aliments riches en protéines maigres (dinde par exemple) ;
    • La protéine doit terminer le repas. Rien d’autre après.
    • Le repas du soir doit être pris au moins 3 heures avant d’aller se coucher. Ceci est critique et permet à la digestion de se terminer avant de passer en position horizontale.
  • La deuxième étape consiste à s’assurer que la flore intestinale est équilibrée dans l’ensemble du système gastro-intestinal. Différents probiotiques de qualité se trouvent aujourd’hui en pharmacie, et vont réintroduire des souches de bactéries utiles pour combattre la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale). Des aliments fermentés comme le yaourt ou le kéfir peuvent aussi agir en tant que probiotiques naturels, en supposant qu’ils ne créent pas trop de gaz chez la personne concernée. Cette approche est particulièrement adaptée si vous avez pris des antibiotiques dans les 12 derniers mois, ou si votre alimentation a été particulièrement pauvre en aliments prébiotiques (fruits et légumes).
    • Une flore intestinale déséquilibrée entraine une forte production de gaz qui, comme nous l’avons vu précédemment, peut faire pression sur le sphincter gastrooesophagien ;
    • De plus, une étude montre que les probiotiques peuvent aider à éradiquer l’Helicobacter pylori(2).
  • La troisième étape consiste à utiliser des plantes carminatives à bon escient. Les plus connues étant les graine d’anis ou de fenouil. Pour la graine de fenouil, prendre soit une petite cuillère à café de graines mâchées après le repas, soit une teinture de graines prise dans un peu d’eau. Les graines d’anis sont très agréables en infusion.

3. Intolérances alimentaires

  • Les céréales et le gluten en particulier sont souvent problématiques chez certaines personnes. Si vous suspectez une intolérance au gluten, essayez un retrait complet des céréales pendant une période donnée afin de voir si cela apporte un soulagement ;
  • La moitié des personnes ayant des intolérances au gluten ont aussi des intolérances aux produits laitiers(1).  Il est donc conseillé de les retirer également pendant cette période de test ;
  • Une sensibilité aux histamine peut aussi être impliquée dans le reflux. Une élimination des aliments riches en histamine, ou provoquant une relâche d’histamine, peut être envisagée si cette sensibilité est suspectée ;

Ce retrait n’est au départ qu’un test. Certaines personnes tolèrent très bien le gluten et les produits laitiers. D’autres beaucoup moins. Si les choses s’améliorent pendant le mois de retrait (total), on les réintroduit pendant quelques jours pour constater si les symptômes reviennent, ce qui permet de conclure de manière définitive.

4. Utiliser les plantes pour contrer les brûlures

Les plantes peuvent apporter un soulagement efficace contre les brûlures de l’œsophage.

Notez le fait que ces plantes ne changeront en rien l’hypoacidité possible. Elles ne changeront rien au fait que vous avez du mal à digérer, que vous avez des gaz constamment, que vous avez des remontées acides. Par contre, elles calmeront les ulcérations oesophagiennes.

Reflux : souciSouci (Calendula officinalis) : Le souci réduit les dommages causés par l’acide chlorhydrique sur la muqueuse de l’œsophage et favoriser la régénérescence des cellules. On prend de la teinture de fleurs fraîches (ou fraîchement séchées), ou une infusion de fleurs fraîchement séchées. On boit la préparation tiède par petites gorgées, deux fois par jour, entre les repas.

Plantain (Plantago lanceolata, P. major) : Le plantain est riche en allantoine, qui calme l’inflammation et stimule la la régénérescence cellulaire. Le plus simple est de prendre la plante en infusion, tiède par petites gorgées, deux fois par jour, entre les repas.

Guimauve (Althaea officinalis) : La racine de guimauve crée un mucus artificiel qui recouvre les lésions de l’œsophage et protège les muqueuses pour qu’elles aient le temps de se régénérer. On fait infuser de la racine de guimauve réduite en poudre dans un verre d’eau froide, en laissant infuser pendant quelques heures en remuant de temps en temps. On filtre ensuite le mélange, ou on récupère avec une cuillère le gel situé au dessus de la poudre qui s’est déposée au fond. On prend une gorgée de gel lorsque des brûlures se font ressentir, dans le courant de la journée.

Réglisse (Glycyrrhiza glabra) : Un excellent anti-inflammatoire, à prendre en tisane (racine en morceaux ou pulvérisée) ou en teinture. Si vous avez tendance à faire de l’hypertension, utilisez une autre plante, ou une version”sans glycyrrhizine” (la glycyrrhizine de la réglisse étant responsable des rétentions de sodium) – dans cette dernière version déglycyrrhizée, il faudra bien mâcher le comprimé et le réduire en bouillie avant de l’avaler.

Camomille allemande (Matricaria recutita) : La camomille est une plante idéale pour les problèmes de reflux, car elle a tendance à calmer les états de nervosité, tout en agissant comme digestif et anti-inflammatoire. On prend une tisane de fleurs fraîchement séchées ou une dose de teinture de plante fraîche après chaque repas. La tisane doit se prendre en petite tasse afin de ne pas trop diluer les acides et autres sucs gastriques, qui comme nous l’avons vu peuvent être déjà bas.

Mélisse (Mélissa officinalis) : Telle la camomille allemande, elle est à la fois anti-inflammatoire, digestive et calmante. Et telle la camomille allemande, elle doit se prendre fraîche. Vous pouvez vous préparer une infusion des feuilles fraîchement coupées si vous avez un plant dans votre jardin. Sinon, utilisez un extrait liquide préparé à partir des feuilles fraîches.

Aloe vera : le gel d’aloe vera, pris à petites gorgées de manière régulière, aide à adoucir et réparer la muqueuse malade.

Suggestions de préparation :

  • Un petit verre de gel d’aloe vera dans lequel vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de réglisse et 40 gouttes de teinture de camomille allemande
  • Une infusion plantain (1 c-à-soupe) et réglisse (1 c-à-café) que vous avez laissé refroidir et dans laquelle vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de souci
  • Une infusion plantain (1 c-à-soupe) et camomille allemande (1 c-à-café) que vous avez laissé refroidir et dans laquelle vous avez rajouté 30 gouttes de teinture de souci et 30 gouttes de teinture de réglisse.
  • Toute autre combinaison des plantes ci-dessus qui vous semble judicieuse.

Autres facteurs à considérer

On note que certains aliments et certaines habitudes peuvent provoquer un relâchement du sphincter œsophagien inférieur chez certains individus:

  • L’alcool et de tabac ;
  • Le chocolat et le café ;
  • Les épices ;
  • Certaines plantes anti-spasmodiques et relaxantes comme la menthe ;
  • Parfois l’aspirine ou autres anti-inflammatoires-non-stéroïdiens ;
  • Certains médicaments contre l’hypertension ou autres maladies cardiovasculaires (ex: béta-bloquants).

Le reflux arrivant très souvent en position couchée, voici quelques astuces supplémentaires:

  • Une demi-heure avant d’aller au lit, manger un petit morceau d’un aliment riche en protéines (mais pauvre en lipides et glucides), comme un morceau de blanc de poulet ou de dinde cuit. Les muscles lisses de l’estomac réagissent fortement aux protéines et seront re-tonifiés (sphincter inclus). De plus, ce petit morceau sera digéré très vite (en supposant que l’on ai pris le repas du soir 3 heures avant d’aller au lit).
  • Dormir avec la tête surélevée pour diminuer les remontées.

Le poids et la corpulence de la personne peuvent être un facteur de reflux, sachant qu’un surpoids crée une pression interne sur le sphincter œsophagien inférieur.

Conclusion

Au travers de cet article, nous avons vu que l’approche classique pour soulager le reflux consiste à prendre des anti-acides, basé sur l’idée que l’estomac est hyperactif. Nous avons vu qu’au contraire, un reflux peut être créé par une déficience du système gastro-intestinal, avec manque de sécrétions et manque de tonicité des muscles et sphincters digestifs. Ce manque de sécrétions ralentit la digestion, et crée une stagnation de la nourriture dans l’estomac. Ceci favorise l’installation de bactéries dans l’estomac, et donc la production de gaz, provoquant une pression interne chronique sur le sphincter œsophagien inférieur.

L’approche naturelle consiste à retonifier le système gastro-intestinal grâce aux plantes amères, et à diminuer le stress chronique grâce aux plantes calmantes (le stress sera abordé en détail dans un autre article). Un changement d’alimentation et un apport en probiotiques peuvent aider à diminuer la production de gaz. En parallèle, certaines plantes comme le souci, la camomille ou la guimauve peuvent aider la muqueuse œsophagienne à se rétablir.

Comme à l’accoutumée, nous constatons donc que le reflux gastrique est un problème multi-factoriel, qui requiert une vision globale pour arriver à une solution personnalisée.

Références

(2) Kristjánsson G, Venge P, Hällgren R. Mucosal reactivity to cow’s milk protein in coeliac disease. Clin Exp Immunol. 2007 Mar;147(3):449-55.

(1) Dajani AI, Abu Hammour AM, Yang DH, Chung PC, Nounou MA, Yuan KY, Zakaria MA, Schi HS. Do probiotics improve eradication response to Helicobacter pylori on standard triple or sequential therapy? Saudi J Gastroenterol. 2013 May-Jun;19(3):113-20.

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