Le kyste ovarien correspond à un sac rempli de liquide qui se développe sur ou dans l'ovaire. Les femmes sont nombreuses à souffrir au cours de leur existence d'un kyste ovarien. Les kystes ovariens, souvent indolores sont très fréquents et rarement graves.

Kyste ovarien : tout comprendre en 2 min

La grande majorité des kystes ovariens sont dits fonctionnels et disparaissent avec le temps, sans traitement. Toutefois, certains kystes peuvent se rompre, se tordre, grossir beaucoup et entraîner des douleurs ou des complications.

Les ovaires se situent de part et d'autre de l'utérus. A chaque cycle menstruel, un ovule sort d’un follicule ovarien et se dirige vers les trompes de Fallope pour être fécondé. Dans l’ovaire une fois l’ovule expulsé, se forme alors le corps jaune qui produit une grande quantité d’estrogène et de progestérone en préparation de la conception.

Les différents types de kystes ovariens

Les kystes ovariens fonctionnels

Ce sont les plus fréquents. Ils apparaissent chez les femmes entre la puberté et la ménopause, car ils sont liés aux cycles menstruels : 20 % de ces femmes présentent de tels kystes si l’on réalise une échographie. Seules 5 % des femmes ménopausées présentent ce type de kystes fonctionnels.
Les kystes fonctionnels ont tendance à disparaître spontanément en quelques semaines ou après deux ou trois cycles menstruels : 70 % des kystes fonctionnels régressent en 6 semaines et 90 % en 3 mois. Tout kyste persistant plus de 3 mois est considéré comme n’étant plus un kyste fonctionnel et il doit être analysé. Les kystes fonctionnels sont plus fréquents chez les femmes ayant une contraception progestative (sans estrogènes).

Les kystes ovariens organiques (non fonctionnels)

Ils sont bénins dans 95 % des cas. Mais ils sont cancéreux dans 5 % des cas. Ils sont classés en quatre types :

  • Les kystes dermoïdes peuvent contenir des cheveux, de la peau ou des dents parce qu’ils proviennent des cellules qui produisent l’œuf humain. Ils sont rarement cancéreux.
  • Les kystes séreux,
  • Les kystes muqueux
  • Les cystadénomes séreux ou mucineux proviennent du tissu ovarien.
  • Les kystes liés à l’endométriose (endométriomes) dont le contenu est hémorragique (ces kystes contiennent du sang).

Le syndrome des ovaires polykystiques

On parle de syndrome des ovaires polykystiques lorsque la femme présente de multiples petits kystes aux ovaires.

Est-ce qu'un kyste ovarien peut se compliquer ?

Les kystes, lorsqu'ils ne disparaissent pas spontanément, peuvent entraîner plusieurs complications. Le kyste ovarien peut :

  • Se rompre, auquel cas du liquide se répand dans le péritoine entraînant des douleurs importantes et parfois des saignements. Il faut une intervention chirurgicale.
  • Se tordre (torsion de kyste), le kyste tourne sur lui-même, entraînant une rotation de la trompe et un pincement des artères, donc une diminution ou un arrêt de la circulation provoquant une très forte douleur et un manque d’oxygène pour l’ovaire. Il s’agit d’une urgence chirurgicale pour détordre l’ovaire afin d’éviter qu’il ne souffre trop ou ne se nécrose (dans ce cas, ses cellules meurent par manque d’oxygène). Ce phénomène survient surtout pour les gros kystes ou les kystes ayant un pédicule très fin. La femme ressent une douleur brutale, forte et ne cessant pas, souvent associée à des nausées et des vomissements.
  • Saigner : il peut s’agir d’une hémorragie intrakystique (douleur brutale) ou d’une hémorragie extrakystique péritonéale (ressemblant à la rupture de kyste). Il faut également avoir recours à une intervention chirurgicale par coelioscopie a priori.
  • Comprimer les organes voisins. Cela se produit lorsque le kyste grossit beaucoup. Cela peut entraîner une constipation (compression intestinale),  des envies d’uriner fréquentes (compression de la vessie) ou encore des compressions de veines (œdème).
  • S'infecter. On parle alors d'infection ovarienne. Elle peut se produire suite à une rupture de kyste ou bien suite à une ponction de kyste. Une intervention chirurgicale et un traitement antibiotique sont nécessaires.
  • Obliger à pratiquer une césarienne en cas de grossesse. Pendant la grossesse, les complications des kystes ovariens sont plus fréquentes. 
     

Comment diagnostiquer un kyste ovarien ?

Puisque les kystes sont généralement non douloureux, le diagnostic de kyste se fait souvent au cours d'un examen gynécologique classique. Certains kystes peuvent être perçus à la palpation lors d’un toucher vaginal lorsqu’ils sont suffisamment gros.
Une échographie permet de le visualiser et de déterminer, sa taille, sa forme et son emplacement précis.

Une radiographie permet parfois de voir des calcifications liées au kyste (en cas de kyste dermoïde).
Une IRM est indispensable en cas de kyste volumineux (de plus de 7 cm)
Une coelioscopie permet de voir l’aspect du kyste, de le ponctionner ou de pratiquer une exérèse du kyste.
Une prise de sang est réalisée, notamment pour détecter est enceinte.
Un dosage d'une protéine, la CA125, peut être effectué, cette protéine étant plus présente dans certains cancers des ovaires, dans le fibrome utérin ou dans l'endométriose.

Combien de femmes souffrent de kystes ovariens ?

Selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), 45000 femmes seraient hospitalisées chaque année pour une tumeur bénigne de l'ovaire. 32000 auraient été opérées.



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